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Réintégrer son emploi après une invalidité de longue durée

by Ramona Latchmipersad

Réintégrer le marché du travail après une invalidité de longue durée est une expérience à laquelle notre collègue, Ramona Latchmipersad, a été confrontée. Elle a été victime d’un accident vasculaire cérébral au travail. Selon Statistique Canada, 22 % des Canadiens avaient au moins une invalidité en 2017.

Ce blogue est la première partie d’une série de deux billets. Restez alerte pour la deuxième partie, présentant le point de vue de l’employeur, Optimum Talent.

 

MISE EN CONTEXTE

En octobre 2015, j’ai accepté le rôle de coordonnatrice des services au client et adjointe exécutive chez Optimum Talent (OTI) au sein du service de transition de carrière situé au bureau de Toronto. Ce rôle consistait à offrir du soutien aux clients ainsi qu’à l’équipe de transition de carrière. Ce rôle m’enchantait. J’adorais ma famille OTI. La vie était belle.

Et puis, la foudre a frappé.

Le 13 juillet 2016, je suis allée au bureau sans me douter que le cours de ma vie allait changer pour toujours. À 11h15, j’ai eu une hémorragie cérébrale du côté droit de mon cerveau. Cet accident vasculaire cérébral a détruit les cellules qui contrôlaient le mouvement du côté gauche de mon corps. J’étais paralysée. La cause était une hypertension artérielle de 280/130. On dit que l’hypertension est un « tueur silencieux », car les symptômes passent inaperçus jusqu’à ce qu’il soit trop tard.  Plusieurs s’entendent à dire que j’aurais dû mourir ce jour-là.

Séquelles laissées

J’ai perçu une sensation du côté droit de ma tête et j’ai entendu un bruit d’éclatement. J’ai immédiatement ressenti un atroce mal de tête. Puis, un engourdissement a envahi mon bras gauche, ma jambe et ma langue. Ma collègue Kobra Baghjeri était à mon bureau à ce moment et elle a composé le 911. On m’a emmenée à l’hôpital St-Michaels, et ma directrice, Lynn Catenazzi, m’a accompagnée dans l’ambulance. Elle est restée avec moi à l’hôpital jusqu’à l’arrivée de ma famille. Je suis demeurée aux soins intensifs pendant 3 semaines et j’ai passé 2 mois dans un hôpital spécialisé en réadaptation.

Mon AVC m’a laissé des séquelles, dont une absence de mouvement du côté gauche de mon corps. J’ai eu une sonde gastrique pendant 3 semaines et j’ai dû réapprendre à mâcher et à avaler; je ne pouvais ni m’asseoir, ni me lever, ni marcher. J’étais physiquement handicapée et j’avais besoin d’un fauteuil roulant pour me déplacer. Cet AVC avait détruit la vie que je m’étais bâtie. Je n’avais plus ni mobilité ni indépendance et je ne pouvais plus travailler.

En novembre 2016, j’ai dû prendre un congé d’invalidité de longue durée. Cela a marqué le début de mon processus de rétablissement.

 

ÉMOTIONS ET DÉFIS

Les 6 mois qui ont suivi l’AVC, j’ai connu la dépression, l’anxiété, la perte de mémoire à court terme et j’ai ressenti une gamme d’émotions incontrôlables. J’ai passé 2 mois en réadaptation pour réapprendre à m’asseoir, à m’occuper de moi-même, à rester debout sans risque de chute et à me déplacer en fauteuil roulant. Également, j’ai commencé la physiothérapie dès la première semaine de réadaptation afin de manger et boire, bref j’ai dû réapprendre tout ce qui est lié aux besoins essentiels du quotidien.

Et mes finances dans tout ça?

Dès mon arrivée à l’hôpital, j’ai d’emblée dû m’occuper de ma situation financière, puisque je savais que je ne pourrais retourner travailler avant longtemps. J’ai fait une demande d’invalidité prolongée pendant que je retirais encore mes prestations d’invalidité à court terme. Mon congé d’invalidité prolongée a été accordé après 4 semaines pour une durée de 2 ans, ce qui m’a enfin permis de respirer et de me concentrer sur mon rétablissement.

Naïvement, je pensais que je me rétablirais complètement avant la fin de cette période de 2 ans d’invalidité prolongée. J’avais hâte d’être sur pieds et de replonger dans la carrière que j’adorais et qui me manquait.

Le retour à la maison

Comme je faisais fausse route. En septembre 2016, j’ai reçu mon congé du centre de réadaptation Providence et je suis repartie chez moi en fauteuil roulant. J’ai adapté ma maison à un nouveau mode de vie que je devais apprivoiser. Durant cette période, mon fils Nijel habitait avec moi et il est devenu mon aidant naturel. Il s’est occupé de tout jusqu’en avril 2018, quand je me suis sentie suffisamment forte pour être autonome.

Des collègues en or

Mes collègues de Toronto m’ont énormément soutenue et entourée pendant mon absence. Ils m’ont visitée à l’hôpital, m’ont envoyé de petits colis et ils prenaient de mes nouvelles par téléphone, par textos et par courriel. L’équipe de ressources humaines d’OTI a aussi été formidable. Ils m’ont tenue informée des changements dans l’organisation, comme de notre fusion avec Conroy Ross Partners, des changements au sein de la direction ou des modifications apportées dans notre plan de prestations de santé.

 

RETOUR AU TRAVAIL

En août 2017, j’ai annoncé à mon fournisseur de soins que je souhaitais discuter de mon retour au travail. Nous nous sommes rencontrés pour discuter de mes limites et des accommodements pour pouvoir revenir au travail. La première chose que j’ai demandée fut une évaluation approfondie de mes facultés cognitives. Je voulais m’assurer que tout déficit soit identifié et traité avant de revenir sur le marché du travail. Mes résultats se situaient entre moyen et supérieur, et le test n’a révélé aucun déficit cognitif. Ces résultats ont nourri ma motivation de reprendre le travail, mais j’avais des appréhensions : je savais que je ne serais pas complètement rétablie avant la fin de mon congé d’invalidité prolongée.

Par ailleurs, j’ai vite déduit que je devrais travailler de la maison, puisque ce n’était pas envisageable de voyager au bureau en fauteuil roulant. J’ai informé mon fournisseur de soins que je me sentais prête mentalement et émotionnellement à reprendre le travail, mais que je n’étais pas assez forte pour réintégrer physiquement un environnement de bureau très occupé. En octobre 2017, mon fournisseur de soins et moi avons communiqué à OTI mon plan de réintégration dans un contexte de télétravail. Après cela, nous avons communément établi que je devrais me concentrer sur mon rétablissement pendant encore 8 mois. Mon fournisseur de soins m’a grandement soutenue en couvrant les coûts d’un programme intensif de physiothérapie de 4 mois.

La réhabilitation, mon travail

J’ai commencé à recevoir des injections de Botox au centre Providence Healthcare pour traiter la spasticité musculaire sévère dans mon bras, ma jambe et mes pieds. J’ai également commencé à travailler avec un entraîneur personnel et à faire de l’hydrothérapie. Je percevais ma réhabilitation comme si c’était mon travail, parce que ça l’était véritablement.

Un changement au sein de l’équipe RH

En juin 2018, je me sentais beaucoup plus forte et je commençais à récolter le fruit de tous mes efforts. J’ai pu reprendre mes discussions avec OTI et avec le fournisseur de soins en vue de réintégrer le travail. Durant mon absence, la direction avait changé et on m’a présenté Diane Wheatley et Ruth Hansma.

Lors de mes discussions initiales avec Diane et Ruth, la peur de l’inconnu me tenaillait et j’étais sur la défensive. Toutefois, après plusieurs conversations, mes angoisses se sont calmées, car on me traitait avec sollicitude et compassion. J’ai rapidement compris que je devais aider Ruth et Diane à comprendre les limites physiques et médicales. Nous avons eu plusieurs discussions de suivi et j’ai toujours eu le sentiment d’être considérée avec respect, dans un esprit de soutien. Je suis tombée sous le charme de ces deux femmes qui avaient manifestement à cœur de soutenir mon retour au travail.

12 novembre 2018, date officielle de mon retour au travail. Optimum Talent m’a fourni un bureau et une chaise ergonomiques, un ordinateur portatif, un clavier pour 1 main et une souris adaptée. Ce fut une journée épuisante et bouleversante où chacun m’a accueillie à bras ouverts. Les 2 jours suivants, je me suis familiarisée avec mon rôle et Diane vérifiait régulièrement si j’avais tout ce dont j’avais besoin.

 

MON RÔLE ACTUEL

Cela fait 8 mois que j’ai réintégré mon poste, trois ans après mon AVC. J’ai toujours un double rôle de coordination des services à la clientèle pour l’équipe de transition de carrière et de soutien aux finances/comptabilité. C’est comme si je n’avais jamais quitté la firme et cela démontre à quel point cette organisation est formidable, ainsi que les gens qui y travaillent.

La réadaptation au travail a exigé beaucoup d’efforts, mais je suis heureuse et satisfaite. J’adore ce que je fais au sein du service de transition de carrière et j’ai un rôle de soutien auprès des clients. Mon rôle comptable aussi m’enchante, puisqu’il me permet d’être en contact avec une multitude de collègues d’un bout à l’autre du Canada. Je continue ma réadaptation, mais je suis vraiment reconnaissante pour tout le soutien que j’ai reçu d’Optimum Talent durant tout mon congé d’invalidité et durant la période de transition vers le retour au travail.

La qualité d’une organisation dépend des gens qui la composent et je suis très fière de me compter comme un membre de la famille d’Optimum Talent!

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