LES NOTIONS DE BASE DU NEUROLEADERSHIP

    Notions de neuroscience : les cinq 5 cerveaux et l'intelligence émotionnelle

    LES CINQ DIFFÉRENTS CERVEAUX

    Importance pour le leader

    Les gestionnaires utilisent leurs cinq cerveaux au cours d’une journée de travail : le rationnel pour élaborer les stratégies; l’émotif pour composer avec les gens et les neurones localisés au niveau du ventre, le « gut brain », ou l’intuition, pour prendre des risques.

    Plus de 50 % de l’information provient de notre cerveau émotif et de l’intuition.

    Les gestionnaires performants s’entraînent à décoder cette information afin de les aider à prendre de meilleures décisions.

    C’est tout un défi de comprendre les subtilités du cerveau. En effet, les neuroscientifiques ont tendance à dire que nous possédons cinq cerveaux. Prenons en considération quelques facteurs :

    CERVEAU NO 1 – Certainement celui à l’intérieur de notre crâne qui intègre toutes les fonctions de notre cerveau.

    CERVEAU NO 2 – Si nous prenons en considération l’hémisphère droit et l’hémisphère gauche :

    • Le droit étant notre « pensée holistique »
    • Le gauche étant la source de notre « pensée linéaire»

    CERVEAU NO 3 – Description évolutive de notre cerveau :

    • Le plus primitif – c’est le cerveau reptilien qui est responsable de nos fonctions de base qui comprennent : la subsistance, la survie, le sexe et la sécurité.
    • Le cerveau émotif – où résident nos émotions. Il régit nos comportements tout au long de notre vie.
    • et le cerveau rationnel — où résident nos fonctions d’apprentissage. Celui-ci nous façonne en tant qu’être humain.

    CERVEAU NO 4

    • Les plus récentes recherches en cardiologie révèlent que notre cœur contient des neurones, les mêmes cellules nerveuses qui composent notre cerveau! Des recherches plus poussées déjà en cours démontrent que notre cœur envoie des ordres au cerveau. « Que dit votre cœur? » n'est pas qu’une phrase poétique.

    CERVEAU NO 5 – Intuition ou le «Gut feeling»

    • Nous disposons maintenant de données qui prouvent que notre ventre a autant de neurones que notre colonne vertébrale. De plus, notre ventre est la source primaire de sérotonine, un ingrédient clé du bonheur.

    Comportement et connexions cérébrales

    Y a-t-il un lien entre le comportement et les connexions cérébrales? Quels en sont les résultats? Comment cela pourrait-il influencer les individus et les équipes en entreprise?

Découverte en neuroscience : les neurones miroirs et l'intelligence émotionnelle

Une des découvertes les plus remarquables sur le cerveau est la présence d'un groupe de neurones appelés neurones miroirs. C'est une catégorie de neurones du cerveau qui présentent une activité aussi bien lorsqu'un individu (humain ou animal) exécute une action que lorsqu'il observe un autre individu (en particulier de son espèce) exécuter la même action, ou même lorsqu'il imagine une telle action, d'où le terme miroir. Ces cellules du cerveau nous permettent de copier les comportements des autres.

Les neurones miroirs ont été et sont l'un des principaux moteurs de l'évolution humaine. Métaphoriquement, ils sont également définis comme « le WIFI des neurones ». Ces neurones sont responsables de notre capacité d’interagir les uns avec les autres. En outre, ils sont compris dans ce que nous appelons l’empathie.

Ironiquement, l’empathie et la violence ont des connexions cérébrales similaires

Les membres d’une équipe imitent les actions, les émotions et les intentions de leur chef. C'est une question de confiance. Encourager l'empathie a un effet inhibiteur sur la violence (effet de l'intimidation). Pour être en mesure de prendre les bonnes décisions, à engager une équipe dans des tâches, et d'aligner l'entreprise vers le même objectif, il faut être capable de créer des liens avec les autres.

L'empathie est réelle — et l'engagement par l'empathie produit des résultats.

Mais vous pouvez par contre supprimer ce comportement et utiliser la peur en retour.

La peur déclenche un mode défensif – vous battre ou vous enfuir.

Par exemple : Je vais faire un minimum d’action pour ne pas être puni ; mon but n’étant pas d’obtenir les meilleurs résultats, mais plutôt de ne pas être puni.

Le défi de la pensée empathique et de la pensée analytique

Dans une certaine mesure, ces deux pensées sont mutuellement exclusives dans le cerveau. Quand le cerveau lance le réseau de neurones qui nous permet de ressentir de l'empathie, il supprime le réseau utilisé pour l'analyse.

Il est important de comprendre l’effet réseau, et d'apprendre à équilibrer le niveau d'empathie tout en maintenant une approche analytique efficace.